Pharmacie: La Nouvelle-Écosse vs Le Québec, un contraste frappant

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse couvrira bientôt l’entièreté des frais lorsque les Néo-Écossais obtiendront une ordonnance d’un pharmacien pour des pilules contraceptives ou des médicaments pour traiter le zona ou les infections des voies urinaires.

Le ministre de la Santé, Randy Delorey, a annoncé la nouvelle politique lundi matin dans une pharmacie de Bedford.

À l’heure actuelle, les Néo-Écossais doivent payer des frais aux pharmaciens pour ce service, la nouvelle politique entrera en vigueur le 1er janvier 2020.

Les pharmaciens seront payés de 12 $ à 20 $ par évaluation, comparativement aux 38,64 $ que les médecins de famille reçoivent pour une visite régulière au bureau ou 47,81 $ pour une visite au cabinet gériatrique.

Bien qu’il y ait des économies dans le budget de la santé, Delorey a déclaré que ce n’était pas la raison du changement.

“Il s’agit d’augmenter l’accès, pas d’économiser”, a-t-il déclaré. 
“Il s’agit d’un investissement accru dans les services pharmaceutiques.

«Il s’agit de s’assurer que les Néo-Écossais qui pourraient avoir des difficultés à obtenir le renouvellement des ordonnances pour des traitements courants comme les infections des voies urinaires et la contraception soient en mesure de le faire.»

La Nouvelle-Écosse compte environ 1300 pharmaciens et 300 pharmacies.

La province estime que le changement de politique aura pour conséquence que les pharmaciens fourniront 250 000 services par an. (Source – CBC)

En contraste, la RAMQ refile aux Québécois la franchise et coassurance du coût des services que rendent les pharmaciens (~12-20$ par consultation). La RAMQ refile aussi aux assurances privés, pour ceux qui en ont, la couverture de ces coûts. Par contre, ces mêmes consultations sont payé à 100% par le régime public chez les médecins (~40-50$ par consultation).

La Nouvelle Écosse va bientôt pouvoir économiser de l’argent ET augmenter l’accès de la population aux soins de santé de première ligne.

Cependant, la ministre de la santé du Québec, Danielle McCann, refuse de bouger sur ce dossier. Elle insiste à charger aux québécois la franchise et la coassurance pour les services offerts en pharmacie et à faire payer les assurances privés pour ces mêmes services déjà couverts par la RAMQ.

Quelle en est la raison?

  • Ne veut-elle pas que la population pauvre et vulnérable ait accès à ces services?
  • Pense-elle vraiment pouvoir sauver de l’argent en restreignant l’accès aux services pharmaceutiques de première ligne lorsqu’il existe une alternative deux fois plus coûteuse et couverte à 100% chez les médecins?
  • Veut-elle privatiser partiellement le système de santé en offrant deux services identiques dont un est financé par les assurances privés et votre portefeuille et l’autre par de l’argent public?

Des questions valides, à laquelle on tarde à avoir des réponses.

Le Québec compte environ 9000 pharmaciens et 2000 pharmacies. Supportez-les et supportez la santé des Québécois en grand nombre en partageant cet article!